
L’Ademe Pays de la Loire organise le 2 février à Angers une journée technique à destination des élus et techniciens des collectivités sur le thème du Bilan Carbone. Objectifs : évaluer ses émissions de gaz à effets de serre pour apprendre à les réduire, engager des démarches pour leur patrimoine et leurs services, mettre en place cet outil d’évaluation. Sera également abordée la place du Bilan Carbone parmi les autres outils de l’Ademe (diagnostic énergie, conseil d’orientation énergétique, conseil en énergie partagé, etc.). Cette journée vise à mieux connaître cet outil et ses résultats, notamment au travers des premières expériences menées dans la région des Pays de la Loire. Expériences qui seront appuyées par trois témoignages rapportant notamment les facteurs de réussite, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus.
Le 2 février 2010, à Angers, journée gratuite.
Infos sur la journée : Yves Pageot - yves.pageot@ademe.fr – 02 40 35 80 21.
Pour en savoir plus et s’inscrire : http://www.scopic.eu/ademe/web
A l’occasion de son colloque annuel le 19 janvier dernier, le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) a publié un bilan à fin 2009 des objectifs de la France en matière d’EnR. Cela n’est pas un scoop : il reste encore du chemin à parcourir pour les dix ans qui viennent. Car, même si la consommation finale d’EnR a progressé de 4 Mtep en quatre ans (soit 20 Mtep à fin 2009), le rythme de croissance est encore insuffisant pour atteindre les objectifs de l’Europe repris par le Grenelle de l’Environnement. Si ce rythme continue ainsi, la France consommera 31 Mtep d’EnR en 2020 alors que l’objectif fixé est de 36 Mtep. « Nous nous situerions donc à 85 % de l’objectif », soulignent les auteurs du rapport.
Certes beaucoup de choses sont amorcées qui n’ont pas encore de résultats car trop récentes, notamment en matière de chaleur renouvelable (Fonds Chaleur, crédits d’impôt, Eco-PTZ…). Mais, dans ce domaine, la plupart des filières accuse un retard certain : c’est le cas de la filière Bois & Déchets (collectif, tertiaire, industriel) avec 2,8 Mtep contre 9 prévus et de l’ensemble Solaire thermique, Pac et Géothermie : 0,8 Mtep contre 3,2 prévus. Au total, on est à 11 Mtep en chaleur à fin 2009, contre 19 prévus en 2020.
Côté électricité renouvelable, « notre pays a raté le rendez-vous de 2010 que nous avait fixé la directive de 2001 », à savoir 21 % de notre consommation d’électricité en 2010. Nous en sommes à 15,4 %. Mais les auteurs du bilan restent optimistes : « là encore, la mise en œuvre de mesures ou leur réaffirmation devrait nous permettre de développer plus fortement la production de nos filières ». En attendant, les chiffres sont là : la biomasse atteint 0,4 Mtep contre 1,4 prévus. Le photovoltaïque, qui a décollé grâce au tarif d’achat de juillet 2006, atteint 0,02 Mtep (230 MW) contre 0,4 prévus (5 400 MW). Mais le nouvel arrêté du 12 janvier a installé un doute au sein de la profession. Enfin, l’éolien atteint 0,7 Mtep (4 500 MW) contre 5 prévus pour 2020 (25 000 MW). Les auteurs tablent sur l’accélération des schémas régionaux et sur l’appel d’offres de 6 000 MW pour l’éolien off-shore. Seul le parc hydroélectrique (5,3 Mtep fin 2009) pourrait augmenter de 3 000 MW et donc parvenir aux 5,8 Mtep prévus.
Dernier point, les biocarburants sont à 2,5 Mtep fin 2009. Leur multiplication par quatre en seulement trois ans laisse penser, selon l’étude, qu’ils parviendront à tenir l’objectif 2020 de 4 Mtep (éthanol et biodiesel).
Vous souhaitez mettre en place un projet de pompes à chaleur géothermiques en collectif ou en tertiaire ? L’Ademe et le BRGM (Bureau géologique de recherches minières) proposent une formation dédiée aux maîtres d’ouvrage, architectes, hydrogéologues, ingénieurs, techniciens, et à tout acteur impliqué dans le développement de cette filière. Le but : savoir monter un projet, appréhender l’ensemble des solutions et leur évolution, notamment PAC et PAC géothermiques et intégrer le développement durable dans tous les aspects du montage de projet. Rappelons que la géothermie, énergie renouvelable, non polluante, locale et disponible à tout moment, est un élément incontournable du développement des EnR.
Du 16 au 18 février 2010 à Nantes.
Informations et inscription : www.ademe.fr/formation et inscription.formation@ademe.fr
1 500 € nets de taxes (formation éligible au titre du DIF).
Le rapport relatif à la précarité énergétique, commandé par Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée des Technologies vertes et des négociations sur le climat, vient de livrer ses conclusions. Des chiffres édifiants : 3,4 millions de ménages seraient concernés parmi lesquels 62 % sont propriétaires et 55 % ont plus de 60 ans. Sans oublier ceux qui ne chauffent plus ou peu : 300 000 ménages ont eu froid pour des raisons financières.
Rappelons que la précarité énergétique résulte de la combinaison de trois facteurs principaux : la faiblesse des revenus, la mauvaise qualité thermique des logements occupés et la difficulté de s’acquitter des factures énergie.
Cette précarité, qui touche d’abord le milieu rural et les petites agglomérations, fait l’objet d’un plan national de lutte de la part du gouvernement. Neuf mesures seront mises à l’étude dans les prochaines semaines. On y trouve entre autres un bouclier énergétique, sous forme de chèque énergie pour aider les ménages à faire face à leurs dépenses ou encore la mise en œuvre d’aides financières nouvelles pour agir durablement sur les logements.
Des mesures qui vont, elles aussi, dans le sens du Grenelle de l’environnement, dont deux mesures phares - l’éco prêt et l’éco prêt logement social - connaissent un véritable succès.
L’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) est le seul acteur de la formation professionnelle à offrir à ses stagiaires la possibilité de se former, dans les conditions d’un éco-village, aux métiers du bâtiment (gros œuvre et second œuvre). Cofinancé par le Conseil régional Languedoc-Roussillon, le Feder et l’Ademe, et soutenu par des partenaires du secteur, ce dispositif permet aux différents corps de métier une approche et une mise en œuvre communes pour la réalisation de bâtiments respectant les normes environnementales HQE, RT 2005, norme BBC et THP. En outre, sont planifiés pour les mois à venir un système de retraitement des eaux usées de chantier (récupération par pompe, bac de rétention, filtrage et évaporation) ou encore la gestion des déchets de chantier… Un apprentissage grandeur nature !
Afpa Languedoc-Roussillon, Tél. : 04 67 07 16 21.
Photosol, société spécialisée dans la création d’installations photovoltaïques au sol ou en toiture, annonce la création d’une centrale photovoltaïque dans le Lot. D’une puissance prévue de 10,5 MWc, soit l’équivalent de l’électricité consommée par plus de 5 000 foyers, sa production, réinjectée dans le réseau EDF, devrait permettre d’économiser 1 300 tonnes de CO2 chaque année.
Particularité de cette centrale : son financement. En effet, elle va permettre à des souscripteurs (toute personne physique redevable de l’impôt sur le revenu) d’investir dans le projet et ainsi de participer à la croissance d’un secteur en fort développement. Un investissement qui permet de réduire son impôt sur le revenu de 25 % des montants investis, tout en profitant de la rentabilité et de la sécurité des projets photovoltaïques !
Toute l’information sur : www.photosol-invest.fr

Dernière mise à jour le 08 janvier 2010
L'énergie des déchets
La valorisation énergétique des déchets ménagers se situe au deuxième rang en France pour la production de chaleur et d’électricité à partir d’énergies nouvelles ou renouvelables (derrière, respectivement le bois-énergie et l’hydraulique). Contrairement à une idée largement répandue, elle ne se résume pas à la seule incinération des déchets.
Nous distinguerons ici l’incinération avec valorisation énergétique, la production de biogaz (« biogaz de décharge » et méthanisation) et la production de combustibles de substitution, à partir des déchets ménagers.
Le plan d’actions gouvernemental sur les déchets pour la période 2009-2012 poursuit deux objectifs prioritaires : réduire à la source la production de déchets et développer le recyclage et la valorisation. Ceci devrait se traduire par une augmentation de la valorisation organique avec doublement des capacités d’ici 2012 (d’où une incidence sur la méthanisation), mais aussi par une réduction de 15 % des flux stockés et incinérés d’ici 2012, dans le cadre d’une nouvelle planification de la gestion des déchets.
Par Hélène Bouillon-Duparc
Eolien en France où va-t-on ?
Pour certains, les nouvelles dispositions dédiées adoptées par le Sénat et le projet de suppression de la taxe professionnelle vont permettre de cadrer le développement de la filière éolienne (cf. « développement maîtrisé »). Pour d’autres, elles constituent des obstacles supplémentaires à ce développement. Qu’en est-il exactement ? Nous avons tenté de faire le point sachant que, en cet automne 2009, rien n’est figé (le projet Grenelle II doit être discuté à l’Assemblée fin janvier 2010) et tout ce qui relève des mesures de compensation par rapport à la suppression de la taxe professionnelle est en cours de discussion. Cet état de lieux nécessitera une suite dans les mois prochains…
Philippe Cers - Directeur du développement urbain durable, H4
Depuis 2008, H4, bureau d’études spécialisé en aménagement et en valorisation de patrimoine, dispose d’une Direction du développement urbain durable. Philippe Cers, son directeur, nous explique en quoi consiste sa mission..